Le secteur de l’agroalimentaire est l’un des piliers de l'économie française. Il représente le premier secteur de l'industrie manufacturière française et la France se place au cinquième rang des exportateurs mondiaux de produits agroalimentaires. C’est dire si ce secteur reste des plus porteurs, avec un défi majeur à moyen terme : environnemental. Les masters dédiés (bac+5) sont ainsi de plus en plus pointus et innovants pour répondre aux nouveaux enjeux du développement durable. Avec des emplois à la clé.


au sommaire


    À la croisée des chemins entre les entreprises des secteurs primaire (exploitations agricoles), et secondaire (industrie agroalimentaire), le secteur agroalimentaire constitue en France le premier secteur industriel (en matière de chiffre d'affaires et d'emploi). La filière des Industries agroalimentaires (IAA) compte aujourd'hui près de 19.000 entreprises et 400.000 salariés, pour un chiffre d'affaires de 180 milliards d'euros.

    La France est aussi l'un des principaux pays exportateurs de produits agroalimentaires, 5e rang mondial, plus de 22 % de sa production, et 38,7 milliards d'euros. Les deux tiers des exportations se font vers les pays de l'Union européenne, mais les pays tiers, notamment l'Asie, représentent les plus fortes croissances d'exportation : laits infantiles, vins et spiritueux..., produits laitiers (Danone, Lactalis), boissons (Pernod-Ricard, Henessy, Ruinart, Feuillate...), viandes (Euralis, Socopa, Bigard), produits alimentaires intermédiaires comme l'amidonnier Roquette, première entreprise agroalimentaire française exportatrice ou Lesaffre, leader mondial des levureslevures de boulangerie... Autre chiffre clé de ce secteur entre agricultureagriculture et industrie, c'est sa forte capacité d'innovation. En effet, 20 % de ses entreprises, soit 1/5e, introduisent un nouveau produit chaque année. (Source Conseil national de l'Industrie).

    Le défi du développement durable

    Toutefois, ce secteur fait face à un enjeu des plus majeurs : produire plus qualitativement en respectant les nouvelles normes environnementales. Il représente, en effet, le 3e secteur le plus gourmand en énergies derrière la chimie et la métallurgie, et le 4e secteur du point de vue des émissions de gaz à effet de serregaz à effet de serre. Selon l'Agence européenne pour l'environnement, l'agroalimentaire a pourtant su réduire de 27 % ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2012 grâce à une meilleure gestion des énergies. Il va sans dire que ce secteur doit continuer à modifier ses différents process pour réduire son empreinte globale sur la Planète. Ses industries se doivent d'entrer dans une démarche de développement durabledéveloppement durable et d'économie circulaireéconomie circulaire.

    Le développement durable, l'un des enjeux des formations en agroalimentaire. © orensteiner, Pixabay
    Le développement durable, l'un des enjeux des formations en agroalimentaire. © orensteiner, Pixabay

    Pour faire face aux nouveaux enjeux du secteur, un Contrat stratégique de la filière agroalimentaire a été signé en 2018 entre le Ministères de l'Agriculture, de l'Économie et des Finances et les représentants de cette industrie. Avec pour missions : répondre aux attentes des consommateurs en matière de qualité des aliments, améliorer la compétitivité des entreprises par la transformation numériquenumérique, développer l'attractivité des métiers, et s'inscrire dans les impératifs de transition écologique.

    La feuille de route de cette transition ? Une cinquantaine de mesures phares pour atteindre plusieurs grands objectifs : baisse de 30 % de la consommation de ressources par rapport au PIBPIB d'ici 2030 par rapport à 2010, de 50 % de la quantité de déchetsdéchets non dangereux mis en décharge en 2025 par rapport à 2010, des émissions de gaz à effet de serre en réduisant de huit millions de tonnes de CO2 supplémentaire dédié au recyclagerecyclage du plastiqueplastique, atteindre 100 % de plastiques recyclés en 2025, créer jusqu'à 3.000 emplois supplémentaires.

    Des formations multi compétences pour répondre aux nouveaux enjeux

    Le secteur agroalimentaire a donc de nombreux avantages pour attirer des étudiants motivés par l'idée de produire les aliments de demain, sains et « durables », qui composeront nos assiettes.

    Les points forts des métiers de ce marché en pleine mutation technique et technologique ? La recherche de la qualité, une production vertueuse, et des process toujours plus high-tech. D'autant que les emplois sont multiples, tant dans la R&D, que la production, la qualité, la commercialisation, la logistique et le management.

    Sur le site Meilleursmasters.com, le Master spécialisé® Management des Entreprises du Vivant et de l'Agroalimentaire de l'emlyon Business School, en partenariat avec Montpellier SupAgro et VetoAgro Sup de Lyon, figure en tête du top 5 des masters en management des industries agroalimentaires.

    Des techniques de production à celles de la distribution, de la valorisation des produits aux relations commerciales intra et extra filière, de la recherche au développement et à l'innovation, le management des industries agroalimentaires implique une pluralité de savoirs, de compétences et de réflexion : du responsable qualité, hygiène, sécurité, environnement (QHSE) au chef d'équipe de production, à l'enquêteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, en passant par l'ingénieur process, le responsable de production, responsable qualité client...

    Pour aider celles et ceux qui ont envie de s'engager dans cette filière, l'ONISEP a ainsi publié récemment un guide dédié « Les métiers de l’agroalimentaire », qui développe les métiers, les débouchés, les études...

    Les masters de l'agroalimentaire forment de futurs professionnels dans les domaines à la fois techniques et managériaux. © Dusanpetkovic1, Adobe Stock
    Les masters de l'agroalimentaire forment de futurs professionnels dans les domaines à la fois techniques et managériaux. © Dusanpetkovic1, Adobe Stock

    Les masters des industries agroalimentaires

    Il existe une cinquantaine de masters en France dédiés à l'agroalimentaire répartis sur le territoire, que ce soit dans des écoles ou à l'université. Certains sont assez généralistes, d'autres très spécialisés.

    • Master en économie agricole, marketing de l'ISA Lille, Graduate School of Agriculture and bioengineering (Lille).
    • Master of science et MBA en gestion de l'alimentation et de l'agroalimentaire d'Audencia Business School (Nantes).
    • Master Ingénieur pour l'Agronomie et les Agro-industries d'UniLaSalle (Beauvais).
    • MsC International Agribusiness de l'ESA, École Supérieure d'Agriculture (Angers).
    • Master Nutrition et sciences des aliments de l'Université de Nantes.
    • Mastère spécialisé Manager de domaines viticoles de Bordeaux Sciences Agro.
    • Master Sciences et Technologies de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement de la Faculté de Marketing et d'Agrosciences (Colmar).

    Le top 5 des masters en management des industries agroalimentaires

    Pour suivre au mieux les transitions du secteur, innovations technologiques, préoccupations environnementales, de sécurité, de traçabilitétraçabilité et de qualité, évolution des échanges commerciaux, ces diplômes spécialisés en management de l'agroalimentaire forment de futurs professionnels dans les domaines à la fois techniques et managériaux. Ils sont d'ailleurs le plus souvent proposés dans le cadre de partenariats inter grandes écoles Business/Agro. Un secteur qui se doit d'être à la fois ultra-compétitif sur le territoire national, mais également à l'international, tout en se développant dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale (RSE).

    Le site Meilleursmasters.com a réalisé un classement de ces masters très innovants.

    • Le Master spécialisé® Management des Entreprises du Vivant et de l'Agroalimentaire de l'emlyon Business School, en partenariat avec Montpellier SupAgro et VetoAgro Sup de Lyon. Avec un programme englobant la pharmacie, les biotech, et la (bio)cosmétique. Il se compose en contenus académiques et dispositifs expérientiels innovants sur toute la période de formation : fondamentaux du management en e-learning, modules théoriques en management et système de l'agroalimentaire et du vivant, thèse professionnelle, parcours pédagogique innovant, le « Transforming early makers », « learning trip » à Tokyo, missions en entreprise, trimestre optionnel à Shanghaï... Il offre aussi quatre parcours métiers : finance, marketing, supply chain, gestion des risques. 

    Le saviez-vous ?

    L’emlyon Business School est 34e au palmarès mondial d’employabilité des écoles (THE, 2018). Après l’obtention de ce Master, c’est la promesse de 90 % d’insertion professionnelle en moins de six mois et un salaire moyen entre 37 et 40 K€.

    • Masternova-Mastère spécialisé CGE (Conférence des Grandes Écoles), de la Neoma Business School/AgroParis Tech.
    • MS Marketing, communication et ingénierie des produits agroalimentaires, de l'EM Normandie (Mont Saint-Aignan).
    • Master of Science Management des Entreprises et Entrepreneuriat, filières agricoles et agroalimentaires, de l'IHEDREA/ISC Paris Business School.
    • Responsable d'Affaires Agroalimentaires Titre RNCP, Niveau 7 Bac+5, de l'ISEMA Business School of Life (Avignon).

    Les débouchés des masters de l’agroalimentaire

    Les masters, Bac+5 donnent accès directement à des postes opérationnels de haut niveau :

    Il est également possible de poursuivre ses études en intégrant de nouvelles formations encore plus sélectives et qui permettent à l'étudiant de se spécialiser de façon encore plus pointue et d'obtenir une double compétence : écoles d'ingénieur, écoles de commerce, ou des mastères spécialisés agroalimentaire (Bac+6). Le MS Agroalimentaire regroupe différents secteurs, le marketing, le management, l'achat, la vente, la gestion ou encore la communication.

    À noter :

    Après un bac+3 pro agroalimentaire, il est possible de poursuivre avec un master pro spécialisé (transformation laitière, systèmes automatisés, management en Industrial performance...).